Face à l’insécurité qui prévaut toujours en Libye, la Confédération africaine de football pourrait étudier l’idée d’une nouvelle délocalisation de la CAN 2017, que doit abriter le pays. Ce serait alors la 2e fois après l’édition de 2013, qui a finalement eu lieu en Afrique du Sud.

L’histoire entre la CAN et la Libye va-t-elle être une série de rendez-vous manqués ? Alors que la pause de la première pierre du Stade National de Tripoli a eu lieu le 27 février dernier en présence de Franz Beckenbauer et du Premier ministre libyen, Ali Zeidan, l’enceinte de 60 000 places pourrait bien sonner creux au moment du coup d’envoi de la compétition.

L’insécurité toujours au cœur du problème

Et pour cause, la situation du pays inquiète toujours autant les observateurs de la CAF. La presse locale indique même que face à l’insécurité qui prédomine toujours, la CAF étudierait la possibilité de retirer l’organisation de la CAN 2017. Si le régime Kadhafi est tombé depuis près de deux ans, les attentats n’ont pas cessé, tout comme les agressions et assassinats d’hommes politiques, mais aussi la circulation des armes. D’où de nombreuses craintes sur la réussite de l’organisation.

Ce qui pourrait donc conduire les instances dirigeantes à se prononcer pour une délocalisation de la compétition vers un autre pays. Ce serait alors la 2e fois que le pays verrait son organisation de la CAN être reportée. Déjà en 2013, alors que les combats faisaient encore rage, la CAF avait pris la décision de reporter le tour de la Libye à 2017 pour laisser l’Afrique du Sud organiser la compétition. Forts de leur Mondial 2010 réussi, les Bafana Bafana avaient toutes les infrastructures nécessaires pour accueillir la grand-messe du football continental.

Algérie et RD Congo déjà à la recherche de fonds

En cas de confirmation de nouveau report de l’organisation libyenne, quel serait alors l’heureux élu pour le remplacement ? La CAN 2015 se jouant au Maroc, voir les Lions de l’Atlas abriter deux fois le tournoi semble exclu en vertu du principe d’alternance. Le futur organisateur devrait donc se trouver parmi les candidats à l’organisation de la CAN 2019, à savoir : l’Algérie, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, la Guinée, la RD Congo ou la Zambie.

Les dossiers des six pays ont été retenus par la CAF et la RDC et l’Algérie, notamment, sont déjà à la recherche des fonds nécessaires afin de boucler leurs budgets respectifs, avec un avantage pour les Fennecs, qui ont des coûts moindre. "Tout reste possible. 2017, c’est encore loin et on verra d’ici là comment les choses évolueront en Libye", a indiqué Mohamed Raouraoua, président de la Fédération algérienne. Une co-organisation entre deux pays frontaliers, comme celle qui a eu lieu entre le Gabon et la Guinée Equatoriale en 2012 reste également une possibilité.

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